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Thierry – R 1200 GS Adventure

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Moto: R 1200 GS Adventure
Originaire: Périgord
Métier: Agriculteur

“Un voyage c’est aussi un travail d’équipe. Revenir et partager le récit des aventures et les photos, c’est vraiment le minimum à faire pour leur dire merci”. Voilà une belle dédicace que Thierry offre à ces copains périgourdins et ceux et celles qui l’aident dans la réalisation de ses voyages.

À notre tour, nous te remercions Thierry, de nous faire partager tes aventures et nous permettre de s’immiscer quelques instants dans ton intimité. Zoom sur un itinéraire en couleurs.

 

 

 

GS World : Comment t’es venu la passion de la moto ?

Thierry : La passion de la moto, m’est venue par le goût du voyage. Je me souviens du Maroc en 4L avec mes parents sur les pistes de Ouarzazate et des premières images de rallye. Un ami possédait une FJ ; j’ai donc passé mon permis en 1994.

 

GS World  : Qu’est-ce que l’univers de la moto représente pour toi ? Ton ressenti en roulant ?

Thierry : L’univers de la moto, c’est avant tout l’aventure et la liberté. C’est une certaine solidarité. L’esprit de frontière peut-être, c’est un prolongement de l’esprit d’aventure. On s’engage dans ce que l’on fait, la moto procure encore cette sensation de s’assumer, d’assumer ses choix, sa propre sécurité.

J’aime les routes des pays de l’Est ou de la Turquie, la vigilance doit être de chaque instant, c’est cela pour moi la Moto.

 

GS World : Quand as-tu obtenu le sésame te permettant enfin de rouler légalement ? Des difficultés pour l’obtenir ? (Permis moto)

Thierry : Je l’ai obtenu en 1994. Tout s’est bien passé, le plateau peut-être moins évident, et encore, je m’étais entrainé avec un 600 que l’on m’avait prêté.

 

GS World  : Ta première moto ?

Thierry : Dès que j’ai eu le sésame, j’ai emprunté et acheté mon premier Trail, une Super Ténéré, un super 750. Le mois d’après, je partais en Corse, sur les petites routes de Corte, bivouac, bien sûr !

 

GS World  : Ta première GS ?

Thierry : Ma première GS, je l’ai acquise en 2009, à la concession de Pau. Apres avoir recherché une moto non équipée d’origine afin de la faire préparer chez Touratech.

 

 

GS World  : Pourquoi le choix de la GS ?

Thierry : Déjà en 1997, il y avait des 1100 qui me faisaient rêver, mais c’est sur une Triumph Tiger que mon choix c’était porté. Cependant, j’ai toujours eu envie de posséder une GS, car les images du Long Way Round martelaient mon esprit.

 

GS World  : Quelle préparation sur la GS ? Et pourquoi?

Thierry : Quand j’ai acquis ma 1200GSA, je voulais une machine faite pour partir.

J’ai appelé Yvon, nous avons parlé : il m’a aidé pour le choix des options et nous avons configuré ma Walkyrie.

Je tiens d’ailleurs à le remercier pour son écoute, et la continuité de son suivi, ce qui est bien plus que des relations de commerce.

Alors la liste de la préparation est longue …mais les principales sont le disque céramique, les amortisseurs Ohlins, des valises que j’ai testées, déformées et reformées… des projecteurs, … bref, je me suis fait plaisir ! Et puis, il y a mon invention : un top case un peu spécial. J’ai imaginé cette moto comme une voyageuse, le cheval de trait sur qui l’on peu compter, la moto à tout faire pour découvrir le Monde.

 

GS World  : As-tu eu des parents voyageurs ?

Thierry : Oui  mes parents aiment  voyager. Ils sont allés en Chine, en Inde, au Mexique, en Afrique du sud, etc. Et bientôt à St Petersburg, à 73 ans : cool, non ?

 

GS World  : Ton influence de départ ? Ton inspiration pour ce voyage?

Thierry : L’influence pour ce départ, c’est l’attirance pour ces voyageurs caravaniers, l’histoire de la croisière jaune à la télé. La route de la soie est fantastique ; c’est grâce à cette route du commerce que l’Europe occidentale a connue cet essor si rapide au moyen âge. L’histoire antique, l’histoire médiévale ont gardé encore bien des secrets… En 2010, j’ai rejoins Istanbul par la Croatie, Hongrie, Roumanie et Bulgarie. Nous sommes partis à trois vers une aventure de 15 jours ou le bivouac et les hôtels se sont alternés. Ce qui est bien aussi à trois c’est qu’il y en a toujours un pour sortir une plaisanterie ou relayer les autres.

Cette ville est impressionnante, magique même ! Je savais que j’irai plus à l’est : c’était décidé en revenant.

Je reviendrai en Turquie.

 

 

GS World  : Quelle préparation pour le voyage ? (Pilote, itinéraire, autres prépas moto..)

Thierry : C’est vraiment au mois de mars 2011 que je me suis mis en quête des préparatifs : où aller, des sites comme le lac de van, le mont Ararat, les statues du roi Antioche, … tellement de lieux qui résonnent dans l’imaginaire… C’est donc avec une carte IGN, le guide bleu, et le Lonely Planet, que j’ai commencé mes préparatifs.

Lors de la préparation de ce voyage, je pensais partir tout seul puis j’ai rencontré sur le forum GS un autre motard connu ici : Benoit Menetret.

Mes préparatifs sont surtout d’ordre cartographique et recoupage par Google Earth des routes et pistes.

La moto est aujourd’hui toujours sur le départ, la vidange à faire avant chaque départ, adapter les pneumatiques, etc…

Le rendez-vous fut donné à Turin, pour un voyage à deux vers le Nemrut Dagui. Le tracé initial devait passer par les incontournables, Pamukkale, etc.. Mais je souhaitais que nous nous enfoncions le plus vite possible vers les villes du centre, vers un voyage authentique…

 

GS World  : Quels furent les meilleurs moments ?

Thierry : Il y en a eu plein : être en face des statuts millénaires, avec mon compagnon de route. Les enfants sur le lac de sel, les sourires de tous ces turcs et leur hospitalité. Le bonheur de rouler sur les routes avec ces paysages immenses.

 

GS World  : Les pires moments ?

Thierry : Il n’en a pas eu en voyage, ce n’est que l’aventure que nous souhaitons. Je crois que ce qui serait triste, c’est de ne plus pouvoir partir… Alors même s’il y a certains moment moins rigolo, … inch alla.

Une anecdote tout de même : j’ai bloqué ma carte bancaire pensant l’avoir perdu, et par conséquent j’ai du éviter la piste d’Albanie que j’ai pointé. Et qui n’est pas encore très connu… partie remise, ce sera cette année au retour du tour de la Mer Noire.

 

GS World : Quel fut le plus bel endroit ?

Thierry : Le plus bel endroit… La Turquie est un pays magique, les paysages vastes. Ce pays dégage une grande émotion, les couleurs, la chaleur humaine, une histoire qui est aussi notre histoire. Oui, bien sur, le Nemrut c’est quelque chose, mais que dire de la Cappadoce, de l’émotion simple du premier caravansérail sur le bord d’une route, des villages simples au fin fond de la Turquie Rurale.

 

 

GS World  : La meilleure rencontre ?

Thierry : La meilleure rencontre… celle de mon compagnon de voyage, un sacré pari… partir plus de 15 jours avec un pilote que l’on ne connait pas !

 

GS World  : Des pannes ? Des problèmes ?

Thierry : Aucune panne, aucun souci ! Il ne faut pas le crier par les fenêtres, et je plaide coupable : un excès de vitesse… réprimandé… J

 

GS World  : As tu des conseils pratiques à faire partager ? Un petit mot pour tes lecteurs ?

Thierry : Je n’en suis qu’au début… Quand je lis et regarde tous ces voyageurs anonymes qui sont partis si loin et si longtemps… non vraiment je ne peux pas. J’ai fait un site pour partager ma passion et mes aventures si cela peut servir de conseil, pourquoi pas !

 

GS World  : As-tu des productions à promouvoir ?

Thierry : Les routes d’ailleurs

Si cela est possible, j’aimerai remercier la bande de copains Périgourdine et un site de passionnés de la Turquie : Dolasa dolasa car ils me soutiennent à chaque préparation.

 

 

GS World  : Quels sont les projets futurs au guidon de ta GS ?

Thierry : Pff les projets, il y en a plein…

Le premier : départ pour le tour de la mer noire… Turquie, (Istanbul, le mont Ararat ; la Géorgie, Mestia et la steppe vers l’est, pour espérer franchir la route militaire en direction de la Russie, l’Ukraine, la Roumanie, la Bulgarie, macédoine et l’Albanie et ses pistes… l’aventure !

Plus lointain, le cap nord en hivernale, la Mongolie et le Tadjikistan. Après… on se reverra !

 

 

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