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Bibou – F 650 GS (mono) – F 800 GS

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Moto: F 650 GS de 2001(mono) – F 800 GS de 2008
Originaire: Région de Tours
Métier: Employée Administrative
Voyage: Maroc – Octobre / Novembre 2009 – Avril 2011

 

La F 650 GS jaune de Brigitte, dites “Bibou” reflète très bien la bonne humeur que dégage cette motarde fort sympathique. Un vrai rayon de soleil, pleine de hardiesse qui saura mettre, sans aucun doute, sa générosité et ses talents de pilote lors d’une balade entre copains.

 

 

 

GS World : Comment t’es venu la passion de la moto ?

Bibou : C’est une histoire de famille. J’ai toujours évolué dans un monde de motards, mes 2 frères et ma sœur ayant tous le permis moto. Pendant de nombreuses années, j’ai partagé cette passion de la moto en tant que passagère, jusqu’à ce que je me lance enfin. 

Mon frère a repris la moto, une fois les gamins élevés, et ma belle sœur ayant son permis, ils sont venus avec une bande de motard un week end en Touraine. Ils nous ont emmené en temps que passagers moi et mon mari. Le soir, ils nous ont laissé à une treintaine de km de chez nous, sur un banc (mon fils est venu nous chercher en voiture). En attendant, on est resté là comme 2 c.. avec notre casque !!! Et là on s’est dit: “c’est pas possible, c’était génial”, alors on a décidé de passer le permis !! et voilà …  c’était parti!

 

GS World  : Qu’est-ce que l’univers de la moto représente pour toi ? Ton ressenti en roulant ?

Bibou : La liberté bien évidemment! Mais également l’indépendance, le défi ! Un autre aspect frappant, est la redécouverte. En effet, grâce à la moto, j’ai complètement redécouvert ma région, ainsi que des régions que j’avais visitées auparavant: un vrai bonheur ! C’est aussi la convivialité, la communication, les rencontres que cet univers véhicule selon moi. Grâce à la moto, j’ai rencontré une quantité de personnes, établi un cercle d’amis nouveau. En moto, c’est facile : partout où tu passes, tu as l’opportunité de te faire des amis, d’échanger.

Et puis, il y a tout ce que tu perçois, de façon bien différente, quand tu te déplaces à moto : les odeurs, la proximité avec la nature, …

 

GS World  : Quand as-tu obtenu le sésame te permettant enfin de rouler légalement ? Des difficultés pour l’obtenir ? (Permis moto)

Bibou : J’ai obtenu le permis à 47 ans. Avant ça, j’ai roulé en Varadero 125 pendant un an, afin de pouvoir mesurer mon envie à passer ce fameux permis moto, mais également pour tester, pour me faire la main. Là où j’ai rencontré quelques difficultés, ce fut sur le parcours rapide lors de mon épreuve au plateau : vraiment, ça me gonflait ce truc ! En dehors de ça, j’ai pu évoluer dans une très bonne auto-école avec un super moniteur ; il était à l’écoute, j’y ai appris beaucoup de choses, depuis les bases de la mécanique à une vraie maîtrise de mon véhicule. Je fus présentée très rapidement à l’examen car je m’en sortais vraiment bien. Un bon souvenir en somme.

 

GS World  : Ta première moto ?

Bibou : Ce fut un 600 Fazer. Peu de temps après mon permis, nous sommes allés dans le Massif Central pour ma première grosse sortie, en groupe – une dizaine de motards. Autant dire que c’était dors et déjà un challenge, car, qui dit Massif Central, dit virolos à gogo et qui dit groupe, dit redoubler d’attention… et aussi arsouille entre copains… J’ai tout de même enfilé la tenue de motard en me disant : au mieux, je les suis, s’ils ne s’énervent pas trop sur la poignée, au pire, je ralenti et roule à mon rythme. Une chose est sure, je n’avais pas peur ! Résultat : un super week-end de 4 jours, avec au programme, que du bonheur !

Après le Fazer, j’ai opté pour un Z 750, version S. Cette moto était vraiment douée d’une agilité et d’une facilité de conduite étonnantes. J’ai partagé avec elle de purs moments de joie sur la route.

Dans mon parcours de débutante à moto, j’ai bien sur essuyé quelques chutes… à l’arrêt… mais aujourd’hui, ce temps est révolu ! (je suis en train de toucher du bois bien entendu :) ).

 

 

GS World  : Ta première GS ?

Bibou : Ma F 650 GS mono jaune. Maintenant, j’ai un F 800 GS que j’ai fait rabaisser (changement amortisseurs).

 

 

GS World  : Pourquoi le choix de la GS ?

Bibou : Ce choix c’est fait très rapidement, lié à mon départ pour le Maroc. Suite à une discussion sur le site VoyageForum, à travers laquelle on comprenait que mon périple au Maroc avec un autre groupe de motard était annulé, un GSiste me contacte et m’annonce son départ dans les trois mois, destination : Maroc. Il me propose son projet. Quelques échanges, un bon feeling, ma décision est prise : je pars au Maroc ! Il était alors évident que je ne pouvais l’accompagner avec mon Z, le parcours prévu étant pour 90% en hors piste.

J’ai donc commencé mes recherches en me dirigeant vers une moto d’occasion dans un premier temps, qui ne soit pas trop chère et qui me permette de réaliser ce périple, soit une moto à vocation tout terrain. Le look n’était donc pas mon critère de sélection, cependant, je ne souhaitais pas prendre une couleur triste : cette 650 GS jaune avec valises était donc une occasion parfaite pour partir à l’aventure ! La Dakar me plaisait beaucoup, mais elle me semblait trop haute. Le choix de la GS fut d’autant plus partagé par mon futur compagnon de route qui lui, roulait en R1200GS.

 

 

GS World  : Quelle préparation sur la GS ? Et pourquoi?

Bibou : Pas grand chose finalement : une révision, des pneus mixtes et roulez jeunesse !

 

GS World  : As-tu eu des parents voyageurs ?

Bibou : Oui, effectivement, ils étaient de véritables baroudeurs. J’ai commencé à vadrouiller avec eux dans les années 70, quand j’avais 8/9 ans et ce, jusqu’à mes 17 ans. Nous étions une famille de 4 enfants. Nous partions parfois pour plusieurs jours de route, avec la voiture familiale et la remorque (une Panhard puis une 404), direction l’Espagne, Portugal, Turquie, Grèce, Yougoslavie… Nous avions l’habitude de faire du camping sauvage ou chez l’habitant. Camper sur la plage fait d’ailleurs parti de mes meilleurs souvenirs : on jouait au foot sur le sable avec les enfants du village. Nous partions pendant 1 mois en vivant de façon simple : pieds-nus et en maillot de bain la majeure partie du temps : un régal !

La convivialité et la générosité des habitants m’avaient déjà beaucoup frappé à l’époque.

 

 

GS World  : Ton influence de départ ? Ton inspiration pour ce voyage?

Bibou : Mon inspiration pour le voyage en général me vient naturellement de mes parents. La destination du Maroc s’est faite suite à l’annonce d’un motard sur le forum VoyageForum, tout simplement. Je n’ai pas d’appréhension à partir avec un ou des motards que je ne connais pas, et puis, d’après eux, « je roule comme un mec » :) . Je le prends là comme un compliment, et je m’intègre toujours très facilement à un groupe de motards !

 

GS World  : Quelle préparation pour le voyage ? (Pilote, itinéraire, autres prépas moto..)

Bibou : Les bagages ! Qu’en j’y repense, j’en ai amené dix fois trop !… Réchaud, casserole, tente canadienne, fringues … sans oublier le mini sèche-cheveux que je trimballe partout avec moi, une nana quoi. C’est un paramètre que j’arrive bien à gérer maintenant ; ma trousse de toilette par exemple : j’utilise des petits flacons, avec les flacons réservés pour la semaine et ceux pour le week-end, un gain de place énorme. Pour ce périple au Maroc, j’avais pris des vêtements chauds : pull, polaire, collant de ski, tee-shirt à manches longues. Ça m’a bien servi, car en altitude, il faisait parfois bien froid. J’avais évidemment mon équipement de moto : blouson avec doublure et protection, équipement de pluie… Et enfin, ma carte du Maroc!

 

GS World  : Quels furent les meilleurs moments ?

Bibou : La grande aventure avec un grand A en général ! Ce que j’ai aimé, c’est que rien n’était planifié. Tous les soirs, avec mon compagnon de route, nous nous penchions sur la carte pour étudier l’itinéraire du lendemain. J’ai d’ailleurs ma carte du Maroc derrière moi sur laquelle je stabilobosse tout mon itinéraire au fil des années.

Un moment vraiment magique fut l’arrivée en région berbère. Après avoir traversé la région du Nord, entre paysages montagneux, vallonnés, le vert dominant, les maraichers, je découvrais ce nouveau tableau qui se dessinait sous la trace de ma roue. C’était vraiment magnifique, toutes ces couleurs jaune, rouge à cette époque de l’année. A ces instants précis, j’aimerais que mes yeux soient une caméra pour pouvoir immortaliser tous ce que je vois. Ce fut vraiment un choc, j’avais envie de pleurer.

 

GS World  : Les pires moments ?

Bibou : Disons qu’il y eut des moments de doute. Quand j’ai débarqué là-bas, je me suis dit « mince, où est-ce qu’on est parti là », et puis j’ai vite été émerveillée par l’accueil, la beauté des gens et des paysages.

Il a fallu également combattre la fatigue, qui fut parfois mon pire ennemi. Après deux jours de pistes difficiles, la fatigue et une moto trop chargée, j’ai fait une chute et j’ai cassé ma valise. J’étais très en colère contre moi, car le lieu de ma chute ne présentait aucune difficulté particulière. J’aurais donc du éviter cet incident..

 

GS World  : Quel fut le plus bel endroit ?

Bibou : C’était dans l’Atlas, sur la piste de la Cathédrale. Au fur et à mesure que tu roules, tu vois le rocher de la Cathédrale qui se découvre peu à peu, un souvenir vraiment génial. Alors que nous avancions à moto, des gamins nous ont interpellés. Après un échange amical avec eux, ceux-ci nous indiquent un gite plus en hauteur. Sur leurs bons conseils, nous nous sommes donc rendu dans ce gite et ce fut une merveilleuse surprise : un endroit fantastique ! Et un accueil digne d’un roi, avec pleins de douceurs locales. Notre maitre de maison nous a même préparé la douche chaude.

 

 

GS World  : La meilleure rencontre ?

Bibou : C’est la population en général, les habitants que nous avons pu côtoyer, ceux qui nous ont hébergés. Je garde en mémoire une rencontre forte avec un groupe de femmes. Il semblerait qu’elles nous ai vu de loin: nous nous dirigions alors vers le village situé en haut de cette montagne. Quand nous sommes arrivés, elles nous ont invités chez elles et nous ont offert le couscous et le logis. Un endroit très chiche mais riche de ces gens. Une autre fois, nous avons partagé le thé avec des bergers en haut de la montagne. Tous ces échanges m’ont vraiment touchée.

 

 

GS World  : Des pannes ? Des problèmes ?

Bibou : A part une crevaison, aucun problème à l’horizon.. J’avais prévu une bombe anti-crevaison ; il fut donc facile de rallier un village pour la réparation. Ca m’a coûté à peine 5 euros et s’était réparé en un rien de temps. Pourvu que ça dure !

 

GS World  : As tu des conseils pratiques à faire partager ? Un petit mot pour tes lecteurs ?

Bibou : Prendre un minimum de bagages surtout. Le petit camping-gaz qui va bien, les lingettes, une bonne carte routière. Un autre bon conseil est de demander à visiter les chambres lorsque vous vous arrêtez à un hôtel et de vous renseigner sur la possibilité de prendre une douche chaude… ou pas. Ca évite les mauvaises surprises !

 

GS World  : As-tu des productions à promouvoir ?

Bibou : Le forum VoyageForum : http://voyageforum.com/

Le forum GS-GSA du Grand Sud : www.gs-gsa.fr

Mon blog : http://gazelleamoto.rmc.fr/

 

GS World : Quels sont les projets futurs au guidon de ta GS ?

Bibou : J’en ai plein ! J’ai envie de repartir au Maroc. J’y suis allée de nouveau l’année dernière, mas j’ai encore de nombreuses pistes à découvrir ! L’Islande est aussi une destination qui me tente ainsi que la Tanzanie et la Kenya. Tout dépendra de mon emploi du temps.

 

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